Première publication: 23 février 2009
Article similaire, édition décembre 1999:
Les prix de l'immobilier en Espagne, décembre 1999
"Je me suis donné l'année 2009 comme horizon pour acheter, car à partir de 2010, je ne sais pas comment les prix vont évoluer", telle est la réflexion entendue plusieurs fois ces dernières semaines de la part de clients potentiels d'INSERT, réseau immobilier en Espagne. Par contre, certains acheteurs nous demandent encore de transmettre des offres substantiellement plus basses sur des prix déjà baissés. C'est arrivé à votre serviteur au moment même où il rédigeait ces lignes.
La réponse des propriétaires vendeurs, que nous invitons tous les six mois à réviser leurs prix, est systématiquemnt la même, empreinte d'un certain bon sens: "Monsieur Gaillard, vous m'avez déjà demandé de baisser mon prix il y a [entre un et cinq mois], alors vous êtes bien gentil, mais nous allons attendre maintenant de voir si nous ne trouvons pas preneur au dernier prix convenu, dans les mois qui viennent".
Et ils trouvent: chez la plupart des correspondants INSERT, si toutes les conventions de réservation signées depuis le début de l'année jusqu'à la date de rédaction de ces lignes (22 février) vont jusque chez le notaire, le nombre de ventes réalisées aura correspondu aux dix premiers mois de l'an dernier, qui a été une année moyenne, mais pas si mauvaise. Et ces indices laissent penser que le meilleur moment pour acheter pourrait bien être 2009, car les prix de 2010 ne seront pas forcément plus bas.
Morges, le 23 février 2009, J. Gaillard.
Les prix baissent: "La presse nous dit que…" - "On lit dans les journaux…" - "Tous les médias en parlent…" Ce sont des arguments que nous entendons de manière récurrente chez nos acheteurs, soucieux de protéger leurs porte-monnaie, ce que nous comprenons fort bien. Maintenant, laissez-moi vous parler de moi, ce n'est pas mon genre, mais il le faut.
Cela fait plus de vingt ans que j'observe les prix de l'immobilier en Espagne, et douze ans que je suis dans le métier, confronté au terrain tous les jours.
Je connais par ailleurs le métier de journaliste, que j'ai exercé brièvement jusqu'à découvrir que j'étais incapable de rédiger un "papier" sur commande, et j'ai le plus grand respect pour cette corporation et sa liberté d'expression.
Qui allez-vous croire ? un professionnel (dont l'objectif est de vendre, c'est vrai) dans le métier depuis une grosse décennie ? ou un journaliste le plus souvent généraliste plus ou moins obligé (au moins moralement, le journaliste n'est fort heureusement pas contraint d'écrire s'il n'a rien à dire) de produire du texte chaque jour, certes sur la base d'informations qu'il prend la peine de rechercher, parfois jusque chez votre serviteur ?
Un lecteur attentif du catalogue m'a d'ailleurs fort aimablement fait parvenir une série de coupures de presse pour justifier ses doutes sur la stabilité annoncée des prix. En voici quelques unes (tous ces articles s'ouvrent dans une nouvelle fenêtre):
Vous avez remarqué ? Toutes ces déclarations sont au participe passé. Jusqu'il y a huit ou neuf mois, on pouvait lire: "La bulle immobilière va éclater" ou "Les prix sont en train de baisser". Mais maintenant, c'est fait. La crise est passée par là. Et première touchée depuis mai 2006, date à laquelle nous avons reçu notre première baisse de prix, l'Espagne côtière va aussi sortir de cette crise, probablement avant les autres.
Et il existe d'autres coupures de presse; elles sont en espagnol, mais admettons que l'Espagnol sait au moins aussi bien ce qui se passe chez lui que les autres Européens. Voici deux exemples qui viennent de idealista.com, une entreprise d'information immobilière du groupe de Caisses d'Epargne catalane "La Caixa":
J.G.
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blancasa.com: information sur l'immobilier espagnol